Le coût réel
Ce que coûte vraiment votre usage de l'IA
Cette page ne promet pas que le local est moins cher. Il ne l'est pas toujours, et
l'affirmer serait réfutable en quelques minutes de calcul. Ce que nous faisons ici,
c'est poser les chiffres réels du cloud, puis dire honnêtement où se situe la bascule
— et ce qui, indépendamment du prix, ne se compare pas.
1. Le cloud facture au token, pas au siège
C'est le point que la plupart des comparaisons ratent. Un abonnement vend un accès
plafonné ; la facturation à la consommation vend un accès compté. Dans les deux cas,
la ressource comptée est le token — et en travail agentique, le contexte est renvoyé à
chaque requête, ce qui multiplie la consommation bien au-delà de ce qu'on imagine.
Coût d'un appel selon le contexte transmis
Coût d'une requête selon la taille du contexte
| Contexte par requête |
Offre standard |
Offre haut de gamme |
| 12 000 tokens | 0,0059 € | 0,0118 € |
| 30 000 tokens | 0,015 € | 0,030 € |
| 12 000 tokens | 0,030 € | 0,059 € |
| 120 000 tokens | 0,059 € | 0,118 € |
À 0,030 € la requête sur l'offre standard, un euro est dépensé tous les
33,8 appels. On comprend pourquoi une session de travail soutenue
coûte vite plusieurs dizaines d'euros.
Coût mensuel selon l'intensité
Coût mensuel de l'usage à la consommation selon l'intensité
| Intensité |
Tâches / jour |
Appels / jour |
Par mois |
| Usage occasionnel |
3,1 |
25 |
15 € |
| Usage régulier |
12,5 |
100 |
59 € |
| Usage intensif |
31,9 |
255 |
151 € |
| Usage professionnel |
50,0 |
400 |
237 € |
| Usage à forte charge |
100,0 |
800 |
474 € |
Sur 3 ans, l'usage intensif représente
8 525 € — et ce montant
continue de croître avec l'usage, sans plafond et sans fin.
2. Ce ne sont pas les mêmes facteurs qui font monter l'un et l'autre
C'est là que la plupart des comparaisons se trompent : on oppose un coût par personne à un
coût par machine. Or les deux ne dépendent pas des mêmes choses. Le cloud suit
l'usage ; le local suit
l'équipe à servir.
Ce qui fait monter le coût cloud
L'intensité par personne. Une personne très active peut consommer plus que dix personnes occasionnelles.
Le nombre de personnes actives. Chaque utilisateur régulier ajoute sa consommation.
La longueur du contexte. Un dossier de 200 pages coûte bien plus qu'une question courte.
Le coût cloud est proportionnel à ces trois
facteurs, et il ne s'arrête jamais.
Ce qui fait monter le coût local
Le nombre d'utilisateurs simultanés. Deux ou trois personnes n'ont pas besoin de la même machine que quarante.
Le niveau de service. Accompagnement, maintenance, évolutions.
Le coût local est un palier : il monte avec
l'équipe à servir, puis reste plat — quel que soit le volume d'usage.
Il ne dépend pas de l'intensité.
Le matériel suit la taille de l'équipe, pas la consommation.
C'est le point qui change la réponse pour une petite structure. Une équipe de
deux ou trois personnes est servie par une
machine bien plus modeste que celle nécessaire à quarante — et cette machine, elle,
fait déjà tourner le modèle en continu, sans
plafond ni compteur. Le coût local par personne est donc plus élevé dans une petite
équipe, mais il reste fixe : c'est l'intensité d'usage, pas l'effectif, qui
décide si ce palier est rentable.
Ce que cela donne, pour deux personnes travaillant intensément
Coût mensuel à la consommation pour une équipe de deux personnes, selon l'intensité de chacune
| Intensité par personne |
Requêtes / jour à deux |
Coût mensuel à la consommation |
| Usage occasionnel |
50 |
30 € |
| Usage régulier |
200 |
118 € |
| Usage intensif |
510 |
302 € |
| Usage professionnel |
800 |
474 € |
| Usage à forte charge |
1600 |
947 € |
Deux personnes très actives consomment autant que dix personnes occasionnelles :
c'est l'intensité qui commande, pas l'effectif. Comparez ces montants au coût fixe
d'une machine dimensionnée pour votre équipe — c'est là que se joue la décision.
Le second argument ne se chiffre pas, et c'est le plus solide.
Un accès facturé à la consommation reste un accès chez un tiers : vos documents, vos échanges et les
données de vos clients lui sont transmis, et sa politique peut changer. Une installation
locale supprime ce transfert par construction. Pour une entreprise qui traite des
dossiers confidentiels, ce n'est pas un avantage comparatif — c'est la condition pour
utiliser l'IA tout court.
3. Les deux gains qui tiennent en rendez-vous
∞
Aucun plafond
Pas de fenêtre horaire, pas d'allocation hebdomadaire, pas de compteur. La question
« est-ce que je peux me le permettre » disparaît — et avec elle l'arbitrage permanent
qui use les utilisateurs intensifs.
🔒
Aucun transfert
Les requêtes et les documents traités ne quittent pas votre réseau. Ce n'est pas une
promesse contractuelle, c'est une propriété de l'architecture : il n'y a rien à
croire, il n'y a rien qui sorte.
📊
Un coût prévisible
Un montant fixe, annonçable sur trois ans, qui ne dépend ni du nombre de personnes
équipées ni du volume traité. Indépendamment du montant, c'est un budget — au lieu
d'une surprise mensuelle.
Coûts cloud calculés sur les tarifs publics des principaux fournisseurs,
relevés en octobre 2026. Selon le niveau de gamme retenu, comptez de l'ordre de
1 à 4 $ par million de tokens en entrée, et de 5 à 20 $ en sortie.
Convertis en euros au taux de 0,925, hors taxes. Hypothèses de modélisation :
12 000 tokens d'entrée et 1 000 de sortie par requête, 20 jours travaillés par mois,
sans mise en cache ni traitement par lots — deux mécanismes qui réduiraient la facture.
Ces montants varient fortement selon la solution retenue, la longueur du contexte et
la nature des tâches : ils situent un ordre de grandeur, ils ne constituent pas un devis.
Aucun tarif de l'offre Ker-IA n'est publié sur ce site : ni matériel, ni installation,
ni accompagnement. Ni devis, ni garantie de résultat.